Qu'il s'agisse au niveau plastique dans ses "érotiques" ou au niveau de l'écriture dans ses romans, poésie et pièces de théâtre, l'épuration, le trait incisif ou l'émergence détournée, l'artiste laisse aux spectateurs ou aux lecteurs le soin d'y projeter leurs propres fantasmes.
L'incommunicabilité et la solitude des personnages sont ses thèmes favoris.
C'est dans cet état d'esprit qu'il écoute, structure et fait émerger, en tant qu'écrivain de mémoire, les masques derrière les apparences pour mettre en pleine lumière le visage du vécu; ce n'est pas un réaliste, un sanscrit du quotidien, c'est un auteur qui porte l'obsédante réalité de la mémoire à l'étât de fiction que crée
l'oeuvre littéraire.
De l'élliptique (poésie) au prolifique (roman) Denis Gardon rythme ses écrits entre le syncopé (proche du rap) et le symphonique avec des reprises, des retours, des thèmes récurents selon les méandres de la mémoire. C'est particulièrement sensible dans un anthologie discographique des chansons des
années 50-60 sous forme de roman, ou dans un autre écrit, au cours d'une quête à la recherche du temps vécu ou même dans ses textes pour théâtre déambulatoire.